Le problème de l’huile de palme

Le Faux Gras est garanti sans huile de palme et c’est une bonne chose ! Cette vidéo de la chaine “Le monde en cartes” nous explique simplement et rapidement le problème que cette huile végétale controversée pose aujourd’hui. Elle est l’objet de nombreuses interrogations, car on lui reproche son impact environnemental ainsi que sa dangerosité pour la santé.

L’huile de palme, c’est quoi ?

L’huile de palme est une huile extraite des fruits du palmier à huile. Cet arbre originaire de l’Afrique tropicale est aujourd’hui cultivé dans toutes les zones chaudes et humides de la planète, que ce soit en Amérique du sud, en Afrique ou en Asie. Elle est riche en acides gras saturés, ce qui la rend solide en matière ambiante et ce qui en fait en réalité plus une graisse qu’une huile.

Elle est utilisée principalement dans trois domaines : l’agro-alimentaire, la cosmétique et les agro-carburants. Elle est présente entre autres dans bon nombre de chips, pâte à tartiner, mayonnaises, céréales, chocolat, fromage, biscuit en tous genres, savons, parfums et autres crèmes et donc également dans les agro-carburants.

Qui produit et qui consomme l’huile de palme ?

La Malaisie et surtout l’Indonésie sont les deux plus gros producteurs d’huile de palme. A elles deux, elles représentent en 2016 plus de 85 % de la production mondiale avec plus de 17 millions de tonnes produites par la Malaisie et 34 millions par l’Indonésie. Suivent derrière la Thaïlande qui complète le top 3 avec 3 millions de tonnes, puis la Colombie avec un peu plus d’un million de tonnes. Parmi les plus gros importateurs, on retrouve l’Inde en tête avec plus de 10 millions de tonnes importées puis l’Union Européenne, la Chine ou encore le Pakistan.

Une catastrophe environnementale

La production d’huile de palme nécessite beaucoup de places en Indonésie et en Malaisie. Les palmeraies sont très nombreuses et occupent plusieurs millions d’hectares. Entre 1990 et 2010, plus de 10 millions d’hectares ont été destinés à la production d’huile de palme et plus de 2/5 de ces plantations ont été plantées sur des zones anciennement recouvertes par des forêts tropicales primaires.

Les ravages de la déforestation

Plusieurs ONG environnementales tirent la sonnette d’alarme depuis des années afin de préserver les forêts de ces régions, gardiennes d’une biodiversité exceptionnelle, pour les préserver de la déforestation. Une étude publiée en 2014 donne quelques précisions sur la déforestation de l’île : entre 73 et aujourd’hui la forêt primaire aurait régressé de 30%, passant de 560000 km2 à 390000, soit une perte de 170000 km2 dont la moitié a été coupée seulement entre 2005 et 2014. Le rythme s’est considérablement accentué ces dernières années, il faut savoir qu’une palmeraie qui vient d’être plantée ne donnera des fruits qu’à partir de sa quatrième année. Il est donc plus intéressant financièrement, pour les entreprises exploitantes, de déboiser une zone avant d’y planter leurs palmiers : en vendant le bois coupé, ce déboisement permet de financer l’installation de la palmeraie et de ses quatre premières années sans récolte. Il faut noter également que certaines entreprises ne s’embêtent même pas à planter des palmiers, sous prétexte de créer une palmeraie elles obtiennent des permis de déboisement dans une région et elles vendent le bois coupé. Elles changent simplement de région pour faire la même chose ailleurs et ainsi de suite.

L’organisation RSPO pas suffisante

Des actions ont été entreprises depuis une quinzaine d’années pour essayer de limiter la déforestation galopante et en 2004 a été créée la RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil). Cette organisation non gouvernementale a pour but de rassembler les différents acteurs du secteur de l’huile de palme, afin de s’orienter vers une production plus durable. Elle regroupe aujourd’hui plus de 3000 membres qu’ils soient producteurs, transformateurs, négociants, ONG, banque,…

On estime qu’en 2018, 19% de l’huile de palme produite sera certifié RSPO. Cette certification est censée garantir la traçabilité de l’huile et imposer des normes de production afin de limiter entre autres l’impact environnemental. Pourtant, lorsque l’on y regarde de plus près, on se rend compte que les choses sont un peu plus opaque que cela.

En effet la RSPO n’interdit pas par exemple la déforestation de forêts secondaires (c’est à dire replantées). Elle n’interdit pas non plus la destruction des tourbières, zones humides dont les sols sont fortement constitués de matières organiques et qui sont de véritables puits de carbone. Elle est de plus assez laxiste lorsqu’il s’agit de sanctionner les membres utilisant les feux de forêt pour déboiser, pratique assez courante que l’on appelle la culture sur brûlis. Ces feux de forêt émettent des quantités de carbone astronomiques dans l’atmosphère. Enfin, la traçabilité de l’huile de palme n’est pas si évidente. Bien souvent de l’huile certifié RSPO se trouvent mélangée à de l’huile non certifiée. Mais les choses vont encore plus loin : les producteurs certifiés ont accès à ce que l’on appelle des certificats greenpalm. Pour chaque tonne d’huile certifié produite, un certificat est obtenu et ces certificats sont vendus en ligne par les producteurs. Avec ses certificats, les acheteurs reprennent l’exemple des fabricants alimentaires.

De nombreuses autres critiques pourraient être évoquées sur les plantations, par exemple l’utilisation par certaines entreprises de pesticides dangereux notamment le gramoxone. Ce produit est depuis 2007 interdite en Europe, il provoque pour les ouvriers qui le pulvérise des lésions oculaires et cutanées, une infection des voies respiratoires ainsi que des lésions cérébrales. Les conditions des ouvriers agricoles dans les palmeraies sont d’ailleurs largement critiquées et cela également pour les plantations certifiées.

La POIG comme espoir

La situation n’est pourtant pas désespérée. En 2013 certains membres de RSPO estimaient que ces critères et principe n’étaient pas assez innovant. Ils ont pris l’initiative de créer le Palm Oil Innovation Group. Ce groupe a pour objectif de supporter l’innovation dans le secteur de l’huile de palme et souhaite sensibiliser les autres membres de la RSPO aux sujets environnementaux et sociaux. Ce groupe compte aujourd’hui 17 membres parmi eux des ONG comme le WWF ou Greenpeace, mais également quelques acteurs du secteur et des fabricants alimentaires. Ce type d’initiative est primordial si l’on souhaite préserver la biodiversité de ces régions.

Une biodiversité en danger

Le problème est qu’elle reste encore dépendante de la bonne volonté des acteurs du secteur et en attendant la déforestation se poursuit. Quelques grands mammifères en sont le symbole, comme l’orang-outan dont la population s’est réduite de 50% ces 40 dernières années. Ces animaux vivent sur les basses terres où les palmeraies fleurissent. Le tigre de Sumatra, dont il resterait moins de 500 individus à l’état sauvage, est victime de la réduction du nombre de ses proies naturelles dues notamment à la pression humaine. Deux sous-espèces de rhinocéros, les rhinocéros de Sumatra et de Java dont on estime le total des deux populations à un peu moins de 300 individus, sont victimes de la perte de leur habitat naturel en plus du braconnage. De plus l’isolement de certains groupes entraîne des problèmes de consanguinité qui peuvent impacter la fertilité.

En outre, ces espèces se reproduisent lentement : une femelle orang-outan, par exemple, donne en moyenne naissance à un petit tous les 6 à 8 ans et atteint sa maturité sexuelle entre 10 et 15 ans. Elles sont donc très sensibles au moindre changement dans leur cycle de reproduction. En Indonésie ainsi qu’en Malaisie, la situation est plus qu’urgente. Ces états doivent trouver l’équilibre entre développement économique et préservation de leur environnement, mais ils doivent pour cela être soutenus activement car comment donner ce genre de leçon lorsque les pays occidentaux ont de leur côté éradiqués en grande partie leur biodiversité ?

Après avoir lu tout ça, quel rapport avec le Faux Gras ? Et bien, pourquoi ne pas commencer à réduire notre consommation d’huile de palme ? Le Faux Gras n’en contient pas, c’est une délicieuse alternative au foie gras. Il est bio et respectueux des animaux !

Osons le Faux Gras !

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